N° 86 - MAI - 2022  
  ACTUALITES NATIONAL
 

Colza et Tournesol : Deux cultures stratégiques en plein essor

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La consommation des produits issus des graines de tournesol et de colza connaît une croissance exponentielle au Maroc, avec une augmentation de 26% pour l’huile et 38% pour le tourteau en 10 ans.

En 2020, 77.000 tonnes d’huiles de colza et de tournesol et 460.000 tonnes de tourteaux de colza et de tournesol ont été consommés (Source : USDA – Janvier 2022). Le Maroc produit annuellement et en fonction des conditions climatiques entre 25.000 et 40.000 tonnes de graines oléagineuses qui contribuent à répondre aux besoins du Royaume en huiles et tourteaux.

Même si le taux de couverture est encore faible au regard du marché, la dynamique mise en place par les acteurs de l’amont et de l’aval constitue une base solide pour le développement de la filière dans les années à venir.

L’un des principaux bassins de production des cultures oléagineuses se trouve dans la région de Fès-Meknès. Avec une contribution de 21,1 % au PIB agricole nationale, l’agriculture constitue un véritable levier économique pour la région.

“La région de Fès-Meknès est un bassin de production avec une SAU de 1.240 million d’hectares »

“La région de Fès-Meknès est un bassin de production de premier rang au niveau national, avec une superficie agricole utile de 1.240 million d’hectares et une dynamique agro-industrielle importante autour des filières des grandes cultures”, a déclaré le Chef de division des filières de productions agricoles à la Direction Régionale de l’agriculture de la région de Fès-Meknès, Mostapha Mrhari.

A qui sont vendus les avocats marocains ?

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La culture de l’avocat progresse, mais à qui sont vendu les avocats marocains ?

La culture de l’avocat prend de l’ampleur au Maroc. Bien que décriée en raison de sa consommation importante en ressources hydriques, les superficies cultivées ne cessent d’augmenter et les acheteurs sont nombreux sur les marchés.En ce qui concerne l’avocat, la France est le premier consommateur européen en volume, avec 3,1 kg/habitant.

Et forcément le Maroc est très présent sur ce marché français qui offre de nombreux débouchés aux fruits et légumes produits au Maroc. Les avocats disponibles sur les étales françaises proviennent essentiellement du Maroc donc, mais aussi d’Espagne, d’Israël, du Chili ou de Colombie. Le Maroc arrive donc à se faire sa place sur un marché exigeant mais qu’il connait bien.En Italie, la production marocaine a été disponible, mais touche à sa fin cette année, les italiens se tournent désormais vers d’autres fournisseurs étant donné que la production du Maroc est presque terminée. A noter qu’en Italie, le prix de l’avocat Hass mûr a atteint 45 dirhams (soit 4,20 euros) le kilo

Autre pays acheteur d’avocats marocains, l’Espagne. En effet le voisin ibérique a connu un marché particulier cette année, avec une stagnation des prix qui n’ont pas augmenté pour la première fois en 15 ans. La demande espagnole n’était pas très soutenue cette année et il reste d’ailleurs environ 15 % de la production à récolter, car à partir de janvier les producteurs espagnols ont repoussé la cueillette pour avoir de meilleurs prix de vente.

Agroalimentaire : Le cabinet ADI remporte le marché du projet pilote d’alliances productives

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C’est fait. L’Agence pour le développement agricole (ADA) a mandaté la Compagnie d’aménagement agricole et de développement industriel (ADI) pour mettre en marche un projet pilote d’alliances productives dans l’agroalimentaire. La formule, introduite par la Banque mondiale en Amérique latine depuis les années 2000, implique trois acteurs principaux : un groupe de petits-moyens producteurs, un ou plusieurs acheteurs et le secteur public. Les producteurs organisés concluent un accord avec l’acheteur. Ils élaborent un plan d’affaires dont le secteur public est le partenaire pour la mise en œuvre. Ces activités sont financées par des subventions publiques, par une contribution des bénéficiaires et, dans certains cas, par le ou les acheteurs, et le secteur bancaire. L’opération pilote sera initiée dans deux régions : Fès-Meknès et Béni Mellal-Khénifra. En clair, l’approche de l’alliance productive promeut le partenariat entre une organisation de producteurs (coopérative ou GE ) et un ou des acheteurs, avec l’appui de l’État.

L’objectif pour les petits producteurs est d’accéder à des marchés plus rémunérateurs, à haute valeur ajoutée, plus fiables et capables d’absorber de plus grandes quantités de produits que les marchés traditionnels (souks, marchands ambulants, vente sur pied), et de contourner la perte de valeur liée aux multiples intermédiaires dans certaines filières. Les producteurs peuvent donc investir dans l’amélioration de leur production en quantité et qualité, puisqu’ils ont la garantie d’un marché bien identifié et sûr, s’ils mettent leur production à niveau pour répondre aux exigences de l’acheteur.