N° 54 - Mars - 2016  
  ACTUALITES NATIONAL
 

Céréales : Récolte exceptionnelle dans l’Oriental

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La production céréalière dans la région de l’Oriental au titre de la campagne agricole 2017-2018 devrait atteindre quelque trois millions de quintaux, selon des données de la direction régionale de l’agriculture.
La superficie emblavée en céréales lors de cette saison s’élève à 232 600 hectares répartis entre les trois principales céréales, à savoir l’orge (53%), le blé dur (12%) et le blé tendre (35%), précise la même source, affirmant que les résultats de cette année sont ’’encourageants et probants’’.
La superficie moissonnée à la date du 20 juin courant est évaluée à 60.000 hectares avec un rendement total de plus de 912 100 quintaux, soit une moyenne de 15 quintaux par hectare dans les zones bour et 31 dans les zones irriguées. Pour les responsables de la direction régionale ainsi que pour les agriculteurs, l’actuelle saison agricole est jugée exceptionnelle, et ce à la faveur de plusieurs facteurs dont la pluviométrie, les quantités suffisantes de semences certifiées mises à la disposition des centres de vente et les travaux d’entretien et de traitements phytosanitaires apportés par les agriculteurs.
Le cumul des précipitations qu’a connues la région de l’Oriental lors de cette saison agricole, avec une bonne répartition spatiale et temporelle, a atteint à la date du 18 juin environ 293 mm, en hausse de 13% par rapport à la saison 2016-2017. .


Pêche : 3 MMDH de débarquements dans les ports marocains

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Les débarquements des produits de la pêche côtière et artisanale se sont établis à 449 115 tonnes à fin mai 2018, selon l’Office national des pêches (ONP). La valeur marchande des produits de la pêche côtière et artisanale débarqués au titre des cinq premiers mois de 2018, s’est chiffrée à plus de 3 milliards de dirhams (MMDH), en amélioration de 4% comparativement à fin mai 2017, précise l’ONP dans une note relative aux statistiques sur la pêche côtière et artisanale au Maroc pour le mois de mai 2018.
Par produit, la même source fait savoir que les débarquements des coquillages se sont établis à 94 tonnes (t), les poissons pélagiques à 395 378 t, les poissons blancs à 27 764 t, les crustacés à 2 169 t, les céphalopodes à 20 448 t et les algues à 3 262 t. Par ailleurs, un total de 8 606 t des produits de la pêche côtière et artisanale ont été débarquées dans les entrées portuaires méditerranéennes, tandis que les volumes débarqués dans les ports situés sur l’Atlantique se sont établis à 440 509 t.

Qualité du lait: Le ministère dédouane les industriels

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Le ministère de l’Agriculture sort enfin de son silence et tente de contrer la polémique autour de la mise en marché du lait reconstitué à partir de la poudre. D’abord, il est clairement spécifié que la pratique «ne représente aucun enjeu sanitaire».
D’ailleurs, dans plusieurs pays, le lait en poudre est même utilisé dans la fabrication du lait pasteurisé et UHT. L’interdiction au Maroc se justifie surtout par la protection de l’amont agricole. «Un projet de décret est en cours de préparation dans l’objectif de renforcer le contrôle et la traçabilité de l’utilisation du lait en poudre afin de protéger la filière de tout déséquilibre», indique le ministère de l’Agriculture.
Ensuite, les statistiques officielles démontrent que les volumes utilisés par l’industrie laitière ne dépassent guère 5% de la production collectée. On est donc loin des chiffres avancés par l’étude du cabinet Kantar dont le commanditaire est inconnu.
Selon le ministère de l’Agriculture, à fin mai 2018, les importations de la poudre de lait et des préparations laitières en poudre se sont établies à 14.700 tonnes. Et seules 28% de ces quantités ont été réalisées par les industriels laitiers (4.100 tonnes), soit 5% de la production nationale de lait pendant cette période.
Au demeurant, la poudre de lait ainsi que les préparations laitières font l’objet d’importations régulières par les opérateurs du secteur agro-alimentaire et sont utilisées dans la fabrication de divers produits (dérivés laitiers, chocolat, biscuits, confiserie, fromage fondu). Quant à la reconstitution du lait à partir des préparations laitières et du beurre, le ministère précise «qu’elle ne présente pas d’intérêt économique particulier».